Chapitre 7 : Transformations et pique-nique

Acte 1 : Transformations

Sakura : Nous y voilà ! Que le temple est beau !

Shaoran : Oui, mais un peu calme… trop calme. Je sens que nous ne sommes pas les seuls visiteurs… Mais je ne sais pas où ils sont.

Sakura : Mais ils ne se cachent tout de même pas ! Ce serait idiot ! Tu te fais des idées. Regarde, il y a un stand, là-bas. Allons voir ce qu’ils vendent !

Shaoran : Mais euh… Sakura !

Sakura entraîna Shaoran derrière elle en le tirant par le bras et ils s’arrêtèrent devant une dame aux cheveux mi-long, légèrement bouclé et joliment méchés de cheveux blonds. Son visage était fin mais inconnu, tellement que Sakura l’oubliât facilement.

Femme : Bonjour. Qu’est-ce qui vous ferais plaisir ?

Sur l’étalage étaient exposés porte-bonheur, pendentif, et clé à formes étranges, ainsi que bibelots en tout genre.

Sakura : Qu’est-ce qu’elles ouvrent, ces clés ?

Femme, souriante : Je suis contente que tu me poses cette question. Selon une ancienne légende, celui qui la porte à son cou peut voir la vérité et ouvrir les portes du mensonges… Il est dit aussi que celui qui arrivera à faire grandir la clé arrivera à magner la tromperie comme une arme.

Shaoran : Est-ce une arme maléfique ?

Femme : Elle ne dépend que de celui qui la possède.

Sakura était irrésistiblement attirée vers une clé ancienne peu abîmée.

Sakura : Oh, Shaoran ! On peut en prendre chacun une ! Ce ne sont que des légendes. Je les trouve si jolies ! Et comme on a cassé les nôtres, ce sera symbolique !

Shaoran : Si ça te fait plaisir…

Sakura : Combien pour ces deux clés ?

Femme : Pour vous, c’est gratuit.

Sakura, gênée : Non, je ne me permettrais pas de…

Femme : C’est un cadeau de Mademoiselle Mizuki.

Shaoran, douteux : Vous la connaissez ?

La femme acquiesça et emballa les deux clés avec empressement.

Shaoran : Mais si elle vous a demandé de nous offrir ces clés, comment saviez-vous qui nous sommes ? Et comment savait-elle que nous viendrions ici ?

Femme : Kaho et moi savons beaucoup de choses… Tenez. Bonne journée.

Elle leur donna le paquet de ses mains délicates. Sakura et Shaoran s’en allèrent ainsi, Sakura fredonnant, Shaoran perplexe. Quand celui-ci se retourna pour regarder une dernière fois le visage de la dame, elle avait disparue.

Shaoran : Sakura, je n’ai pas confiance en cette fille. Et ces clés dégagent un pouvoir étrange…

Sakura : Mais ce n’est qu’une clé, Shao-kun !

Shaoran : Le livre de Clow n’était qu’un livre lui aussi. Seulement il…

Sakura sortit l’objet de sa pochette. C’est là qu’une chose extraordinaire se produisit : les clés de Sakura et de Shaoran s’illuminèrent avec une immense intensité et se délogèrent de leurs mains. Elles se fracassèrent par terre, explosant en minuscules tessons. Quand Sakura se pencha pour les ramasser, ce fut l bourse et les débris du médaillon et de la clé du sceau sacré qui se renversèrent par terre. Les morceaux s’envolèrent soudain une déflagration retentissante suivit. Sakura et Shaoran furent projetés sur le sol. Quand ils rouvrirent les yeux, une faible lumière éclairait la terre près de quelques buisson clairsemés. Sakura se pencha doucement et prudemment avança sa main vers la lueur. Elle saisit les deux objets qui traînaient là et la clarté s’éteint.

Sakura, paniquée : Sha… Sha… Shaoran ! Regardes…

Le jeune homme observa attentivement les choses.

Sakura : Regardes cette clé : on dirait celle du sceau sacré mais bleue. Elle a la forme d’une étoile. Et celle-ci est ronde et noire. Il y a aussi les lambeaux de tissu de ton médaillon. Seulement, elles sont en métal…

Shaoran attrapa la boule noire et l’examina avec stupeur.

Shaoran : Je penses qu’elles ont fusionnées et se sont transformées.

Sakura : Elles ont changées de forme ?

Shaoran affirma. Il se releva et aida Sakura à en faire de même.

Sakura : Depuis combien de temps sommes nous ici ?

Shaoran : Il est onze heures quarante, donc plus de quatre heures.

Sakura sursauta. Où étaient les visiteurs ? Ils ne pouvaient pas être seul à venir au temple, pensait-elle. Elle ne savait pas combien elle avait raison. L’ombre les suivait toujours, plus meurtrière que jamais.

« Oh, non, Sakura, tu n’es pas seule… »

Acte 2 : Pique-nique

Sakura, Tomoyo, Meiling, Shaoran et Eriol étaient assis autour d’une nappe blanche dans l’herbe du parc du Pingouin.

Tomoyo : Remontrez-nous encore ces clés.

Sakura s’avança une fois de plus vers Tomoyo.

Meiling : C’est bizarre quand même…

Shaoran : C’est vrai. Si cela se produit, c’est qu’un puissant magicien nous veut du mal et nous guette.

Meiling, contrariée : Non, ce n’est pas ça qui m’inquiète.

Sakura : Quoi alors ?

Meiling : Pourquoi vous avez eut une clé et pas moi ? C’est ça qui est bizarre !

Shaoran, désespéré : Meiling…

Tomoyo : Et si vous essayiez de vous transformer avec ces nouveaux instruments ?

Sakura : Euh… J’avoue que je n’y avais pas pensé…

Shaoran : C’est peut-être dangereux. On ne sait jamais.

Sakura : Shaoran a raison.

Tomoyo : Sakura, tu es la plus grande magicienne ! De quoi peux-tu avoir peur ? Et puis j’ai pris mon caméscope et je suis sûre que vous serez adorable, tous les deux.

Sakura, découragée : Tomoyo…

Tomoyo, les yeux pleins d’étoiles : Sakura et Shaoran, le seul, l’unique couple chasseur de cartes…

Shaoran, convaincu : Bon, après tout, comme tu l’a dis, ce ne sont que des clés. On peut toujours essayer.

Sakura : Mais je ne sais pas comment m’y prendre, moi !

Shaoran : Tout ira bien.

Sakura se positionna et attrapa la clé. Shaoran en fit autant.

Sakura et Shaoran en ch½ur : Clé qui apparut par un fabuleux hasard, confères-moi les pouvoirs que tu dissimules…

Sakura : Moi, Sakura, maîtresse des cartes…

Shaoran : Moi, Shaoran, chasseur de cartes…

Sakura et Shaoran en ch½ur : Je te l’ordonne !

Un vent se lève à ces dernières paroles. Les gestes des deux jeunes gens étaient parfaitement coordonnés.

Sakura et Shaoran en ch½ur : Libères ta puissance !

Un bruit de lame retentit. Sakura, en bonne majorette, fit tourner rapidement le sceptre qui venait d’apparaître avec une aisance naturelle tandis que Shaoran mania avec précision l’épée qui venait de naître. Leurs vêtements se modifièrent alors… Le vent cessa et les adolescents reprirent alors une position normale, le regard vague.

Tomoyo, coupant sa caméra : Vous avez été sensationnels !

Meiling : Alors c’est ça le pouvoir ? Les faire changer de vêtements ? J’en fais autant avec une armoire.

Sakura et Shaoran ne répondirent pas. Ils ne bougèrent pas. Impassibles, le regard sombre et noir.

Pendant ce temps…

Toya : Où est Yukito ? Où cet esprit l’a-t-il emmené ?

Yue : Il est… il est… Ma maîtresse est en danger. Je dois aller la secourir. Sakura est en danger.

Yue s’envola suivi de Toya en direction du parc du Pingouin.