Chapitre 6 : Contrôle, cauchemars et réveil

Acte 1 : Contrôle

Les cinq amis rentrent de chez Tomoyo après avoir regardé le film.

Tomoyo : C’est encore mieux la seconde fois !

Shaoran, mal à l’aise : C’est déconcertant… J’était vraiment aussi rouge que ça… ou… En fait, j’étais dans mon rôle…

Meiling : Oh, mais qui a dit que le théâtre ne reflétait pas la réalité, Shaoran !

Sakura, rouge de honte : On peut arrêter de parler de ça…

Meiling : C’est vrai, il est tard. Je dors où, moi ?

Tomoyo : Tu dors avec moi, Eriol et Kéro dans la chambre de Sakura.

Meiling : Kéro, cette espèce de peluche ? Ah, non, pas question !

Kéro, sortant du tiroir : Je te fais remarqué que je ne suis pas sourd, que vos discussions m’empêchent de piquer mon p’tit roupillon et que si c’est pour me critiquer, tu ferais mieux de te taire, la morveuse !

Sakura : KERO ! Arrêtes un peu tes bêtises !

Meiling : Si ça ne te plais pas, va dormir ailleurs, la peluche !

Kéro : Oh, mais c’est exactement ce que j’allais faire ! Bonjour chez toi !

Kéro s’envola, son balluchon son le bras.

Sakura : Je lui aurait bien apporté son tiroir si il me l’avait demandé… Quel tête dure !

Meiling : Je vois que le lit est déjà prêt. C’est gentil, Sakura.

Sakura, surprise : Ce n’est pas moi. Ce doit être papa. Bon, je vais aller porter son tiroir à Kéro. Il doit être dans la cuisine et je vais aller l’arrêter avant qu’il ait dévoré tout ton gâteau, Tomoyo.

Tomoyo, lui faisant un clin d’½il : Bonne nuit, Sakura. J’espère que tu passera un bon moment avec Shaoran, n’est-ce pas ?

Sakura, rougissant : Le nuit ne peut être que des meilleures avec lui à mes côtés.

Sakura descendit au salon et découvrit avec découragement Kéro et Shaoran en train de se disputer.

Kéro : Pousses-toi, le minot, tu envahies mon espace vital !

Shaoran : Tu n’as pas d’ espace vital…

Kéro : Et beh tu l’envahie quand même, là ! Alors pousses-toi maintenant !

Sakura : KERO ! C’est pas fini, oui ? Laisses-le !

Kéro : Bon, bon, pas la peine de me crier dessus tout le temps ! Je vais me coucher ailleurs. Là, le morveux, t’es content ? Tu vas pouvoir lui faire des câlins tranquille à ta fiancée !

Sakura, en hurlant : KERO !!!!!

Kéro : Si on peut même plus rigoler ici…

Sakura lui installa son lit-tiroir dans la bibliothèque.

Sakura : Et pas de bêtises, Kéro-chan. J’en ai vraiment assez de nettoyer derrière toi tout ce que tu fais de travers.

Kéro : Tu me prends vraiment pour le dernier des idiots, Sakura. Et ne m’appelles pas Kéro-chan ! Je suis Kerbéro, le gardien des cartes de Cl…

Sakura : Bonne nuit !

Kéro : ( De nos jours, on a vraiment plus de respect pour nos aînés !)

Sakura alla faire le lit pour la nuit.

Shaoran, très gêné : C’est… Enfin… Ce n’est pas un lit… Euh… Séparé ?

Sakura : Je suis désolée, je n’ai rien trouvé de mieux. Mais si ça te gênes, je peux aller dormir sur l’autre canapé…

Shaoran, un peu plus assuré : Non… Enfin… Ca ne me dérange pas… Euh… Ne te déranges surtout pas pour moi…

Sakura : Je vais aller éteindre. Euh… Shaoran, tu dors en kimono ?

Shaoran : Oui… Enfin, non… Je vais aller chercher mon pyjama… Je vais me changer.

Sakura, même si elle n’en avait pas l’air, était aussi mal l’aise que Shaoran. Elle osa à peine s’asseoir sur le matelas. Elle resta un moment indécise entre joie et honte puis se décida :

Sakura, pensive : « J’aime Shaoran. Je l’aime. Et… il m’aime aussi… je crois… »

Shaoran revint.

Sakura : Shao-kun… J’ai peur de m’endormir, cette nuit. La lune est pleine et…

Sakura tressaillit :

Sakura : Toya ! Il faut appeler Yue !

Fujitaka, en descendant les escaliers : Tout va bien, Sakura ? J’ai entendu plusieurs fois crier. Je me suis inquiettt… Shaoran ? J’ignorais que tu devais dormir avec Sakura… dans le même lit.

Shaoran : Moi aussi, à vrai dire, monsieur.

Fujitaka : Sakura, Toya t’attend, il me semble.

Sakura, à contrec½ur, se rendit dans la chambre de son frère. Elle ouvrit la porte doucement, comme si c’était du verre.

Toya : Enfin ! Je t’attendais, moi. Il faut voir Yue.

Sakura : Je m’en occupe.
« Clé du sceau sacré qui me confère les pouvoirs de l’étoile, révèles-moi ta véritable apparence. Moi, Sakura, maîtresse des cartes, je te l’ordonne : libères ta puissance ! »

Contre toute attente, la clé lui glissa des mains et se fracassa par terre. Sakura, affolée, s’empressa de ramasser les débris.

Sakura : C’est impossible !

Toya : Ne t’inquiète pas, Sakura. N’oublies pas que le véritable pouvoir, c’est en toi qu’il se trouve. La clé ne sert qu’à concentrer ton énergie. Concentres-toi et fais apparaître Yue. Les étoiles sont en toi. Recommence.

Sakura obéit. Mais dès qu’elle commença à fermer les yeux, son intention changea. Elle avança ses mains jointes devant elles et un cercle d’or se forma autour d’elle. Hypnotisée, elle récita automatiquement :

Sakura : Ô, toi, pouvoir infini qui réside en Sakura, déchaînes tes forces et fais apparaître le gardien de la lune devant moi, et attaques tes ennemis !

Un vent tourbillonna dans la pièce.

Toya : Sakura ! Mais qu’est-ce que tu fais !?

Elle ouvrit ses yeux lentement. Il étaient sans expression, vides, noirs, un noir ébène si profond que celui qui le regardât put s’y noyer. Yue apparut au milieu de la tornade, et sa voix cristalline dicta à Toya :

Yue : Elle ne t’entend pas, Toya. Elle ne te vois pas. Elle ne reconnaît pas. Ce n’est pas Sakura. Un esprit habite son corps et la guide. Et cet esprit veut nous éliminer !

Acte 2 : Cauchemars

Toya : Mais pourquoi voudrait-il faire cela ?

Yue : Je l’ignore. Ce que je sais, c’est que je dois sauver ma maîtresse.

Yue fondit sur Sakura et lui arracha les débris de la clé des mains. Ses doigts étaient légèrement coupés par le tranchant du métal. Le vent cessa, Sakura tomba en arrière, soutenue par le bras de Yue.

Toya : Sakura !

Yue : Elle va bien. Elle s’est juste évanouie. Elle va reprendre connaissance. A son réveil, caches-lui ce qui s’est passé. Elle ne doit pas savoir. Sa vie en dépend. L’esprit qui l’habite attend qu’elle sache son avenir pour l’affronter.

Toya : Mais… Quel avenir ?

Yue : Un avenir proche que nous ne faisons que repousser, toi, Clow, Kéro, Spinel, Ruby-Moon et moi depuis sa naissance. Ce matin, ta mère a dut te raconter ce qu’elle avait appris sur le passé de Clow.

Toya : Oui… Je n’ai pas bien compris sur le moment, mais tout devient plus clair. Et… Je ne dois pas lui révéler ?

Yue : Oui, sa vie en dépend. Je dois m’en aller si je ne veut pas qu’elle me prenne dans ses filets, comme Yukito. Elle se réveille. Au revoir, Toya. Veille bien sur elle.

Sakura remua légèrement ses paupières. Au plus grand soulagement de Toya, ses yeux avaient repris leur couleur naturelle.

Toya : Et cet esprit… Il aurait pris possession de Sakura ? Comment ?

Yue pointa du doigts les morceaux de la clé de Sakura.

Yue : Je ne peux t’en dire plus. Le reste surpasse mes connaissances. Et même si elle était autrefois sous mes ordres, elle m’a dominé.

Sakura : T…oya… Toya… Que s’est-il passé…

Toya : Tu as invoqué Yue et tu as eut un petit étourdissement à cause de la fatigue. Va te reposer, maintenant. Tu m’as donné une belle frousse, Godzilla.

Sakura sourit faiblement et se releva péniblement. Elle se rendit dans le salon où Shaoran l’attendait, seul.

Shaoran : Tu as mis beaucoup de temps, Sakura-chan.

Sakura : Excuses-moi. J’ai eu un coup de fatigue et j’ai pris plus de temps que prévu. De plus ma clé est brisée…

Shaoran : Brisée ? Tu en es sûre ?

Sakura : Absolument. D’ailleurs, je me demande ce que j’en ai fait… Oh, et puis cela attendra demain. Je meurs de fatigue. Espérons que ta présence stoppe mes insomnies.

Shaoran : Espérons.

Sakura : Alors, de quoi t’a parlé mon père ?

Shaoran : Il m’a dit de prendre soin de toi. Il n’en sera pas autrement. Rien, ni une carte, ni un cauchemar, ni autre chose ne m’empêcher d’être prêt de toi et de te protéger.

Sakura : Mon Shao-kun… Je t’aime tant… Et pourtant, j’ai l’impression que quelque chose va nous séparer d’ici peu… Je ne veux pas être séparée de toi… Je ne veux pas que tu repartes à Hong-Kong, si loin de moi… C’était trop long sans toi…

Shaoran : Je ne veux pas non plus, Sakura, mais que veux-tu y faire ? Dans quelques années nous serons en mesures de décider de ne plus jamais nous quitter. Il suffit d’un peut de patience…

Sakura : Et si avec tout ce temps et cette distance tu ne m’aimais plus… Si tu ne voulais plus m’aimer…

Shaoran : Je t’aime. Peu importe l’avenir. Je veux continuer d’être avec toi au présent. C’est tout ce qui compte à mes yeux.

Sakura : Et… il y a autre chose. Quand je devais chasser les cartes, je voulais que rien de ça ne soit arrivé. Mais maintenant que je n’ai plus rien à faire, mon existence semble sans but…

Shaoran : Tu es plus que la maîtresse des cartes, Sakura. Tu es avant tout un fille formidable. Vis avec ça en continuant à faire le bien autour de toi comme tu sais si bien le faire. C’est suffisant.

Sur ce, Sakura se blottit contre Shaoran et ils s’endormirent tendrement enlacés.
Seulement, la nuit ne se passa pas aussi tranquillement qu’ils l’auraient souhaités. Remplie de songes et de cauchemars…

Shaoran avance dans un désert de ténèbres en criant :
« Sakura ! Sakura, où es-tu ? Sakura ! »
Il se heurte à ses peurs mais combat pour retrouver sa dulcinée. Il attaque un monstre qui soudain attrape Sakura sans la lâcher… Elle hurle, et Shaoran frappe contre un ennemi qu’il ne peut vaincre…

Sakura tombe. Elle se raccroche à des parois invisibles. Elle voit Shaoran lui tendre la main pour la rattraper… Et du feu inonde ses yeux… Des larmes coulent sur ses joues… Shaoran tombe à son tour, et Sakura le regarde, sans rien faire… Elle aimerait lâcher la paroi, pour le rejoindre mais ses mains reste fixées…

Sakura : Non, Shaoran !

Le cauchemar s’arrête.

Shaoran : C’est terminé, Sakura.

Shaoran la serra contre lui une fois de plus.

Sakura : J’ai vu l’avenir, Shaoran. Je suis sûre que c’était prémonitoire. Je… Je ne veux pas que tu tombe…

Shaoran : Ne t’en fais pas. Tout ira bien.

Sakura, émue : Tu as raison. Tout ira bien.

Derrière la maison, une chose guette le sommeil de Sakura. Mais avec ce garçon à ses côtés, tout pourrait bien se compliquer…

Acte 3 : Réveil

Kéro : Debout là dedans ! La journée est belle, le soleil brille, les paresseux !

Sakura, maugréant : Kéro… Il est sept heures du matin…

Kéro : Raison de plus pour se lever tôt et du bon pied !

Tomoyo, dévalant les escaliers : Tu as l’air en forme, Kéro !

Kéro : Oui, j’aime me lever tôt tous les jours.

Sakura : C’est surtout parce qu’il sait que tu vas lui donner du gâteau…

Shaoran : Laisses au moins dormir le jour ceux qui ne le peuvent pas la nuit.

Kéro : Je vois que ça ne vous a pas DU TOUT dérangé d’être dans le même lit, tous les deux !

Shaoran : De quoi je me mêle ?

Sakura : Laisses-nous dormir, Kéro.

Kéro : Je vous laisse vous faire des bisous pendant que je me régale dans la cuisine.

Tomoyo : Kéro !

Kéro : Oh, vous allez pas tous vous mettre à crier après moi !

Shaoran : Grrr…

Kéro s’envola joyeusement.

Sakura : Je crois que je n’arriverais plus à dormir, maintenant. Allons nous habiller. On pourras aller se balader près du temple Tsukimine ?

Shaoran : C’est d’accord. Je vais me préparer. Je reviens.

Quelques minutes plus tard, Shaoran revient, du verre noir dans la main. Il laissa tomber les fragments par terre en disant :

Shaoran : Voilà tout de qu’il reste de mon épée. J’ai pris le médaillon dans ma main et il s’est brisé. Comme pour ta clé. Quelque chose se produit, Sakura. Il faut que je m’éclaircisse les idées. Quelqu’un nous veut du mal.

Toya, surgit de nul part : C’est vrai.

Sakura : Toya ! C’est une conversation privée !

Toya : Fais-moi rire. Vous n’avez pas l’âge des conversations privées, tous les deux. Sakura, je ne t’ai pas tout dit hier à propos de ce que m’a dit maman. Mais ça devient trop dangereux pour que tu continues à l’ignorer. Shaoran, tu peux rester si tu en as envie. Cela vous concerne tous les deux.

Toya s’installa sur le canapé.

Toya : Maman m’a dit que vous courriez un danger imminent. Soyez toujours en groupe si vous allez quelque part. Et hier, j’ai parlé à Yue. Je dois vous suivre où que vous alliez. Vous avez ou allez casser vos clés.

Shaoran : La mienne s’est cassée à l’instant.

Shaoran avança sa main pleine de fragments de verre et Toya la poussa violemment en criant :

Toya : Lâches-ça tout de suite !

Les morceaux voltigèrent et s’étalèrent par terre.

Shaoran : Eh ! Mais qu’est-ce qui te prend ?

Toya : Un esprit attend pour…

Toya s‘arrêta net et repensa à ce que lui avait confié Yue.

Toya : Non, c’est inutile d’en dire plus. Faites attention, c’est tout.

Toya se leva, attrapa son manteau et sortit prendre son vélo.

Sakura, épuisée : J’ai l’impression qu’on nous cache quelque chose, Shao-kun…

Sakura se rendit dans la cuisine en courant.

Tomoyo : Te voilà, Sakura. J’ai dût réserver deux parts de gâteaux sinon Kéro l’avalait tout rond.

Kéro : Hum, gâteaux !

Sakura : Merci Tomoyo. Shao-kun ! Viens, Tomoyo nous a gardé du gâteau !

Tomoyo : Et je vous ais aussi préparé un bon petit déjeuné.

Shaoran : Non merci, Tomoyo. Je n’ai pas faim.

Sakura : Alors moi non plus. On va au temple Tsukimine réfléchir.

Kéro, engloutissant les deux parts restantes : Hum, tant mieux, ça en fera plus pour moi…

Tomoyo : Que dirais-tu d’aller pique-niquer au parc du pingouin, après cela ? Ce n’est pas loin et ce sera agréable.

Sakura : C’est d’accord, avec plaisir. Shao-kun ! Laisses-moi juste le temps de ramasser ce qu’il reste de ma clé et de ton épée. Je ne veux pas qu’elles reste là. Je préfères les prendre avec nous.

Shaoran : Je vais t’aider.

Shaoran monta au premier ramasser « la clé » et Sakura collecter le verre de l’épée. Ils réunirent tout dans une bourse et ils s’en allèrent vers le temple Tsukimine le c½ur et l’esprit léger. Dans l’ombre, la même personne de la veille au soir les observa pourtant…

« Sakura, ton esprit m’appartiendra… »