Sakura sonna deux fois avant de retirer ses chaussures.
Fujitaka : Alors, vous voilà enfin toutes les deux.
Toya : Sakura a encore fait la grasse matinée ce matin. Elle a dût s’endormir en route.
Sakura, coléreuse : TOYA !
Elle lui écrasa furieusement le pied.
Fujitaka : Il est l’heure d’y aller. Toya, tu restes ici pour… Tu n’es pas revenu avec Yukito ?
Toya : Je ne l’ai pas vu aujourd’hui à l’université. Je suis passé chez lui, mais ses grands-parents n’ont pas de nouvelles. Ils ont dit qu’il s’était couché normalement hier soir mais quand ils se sont levés pour le réveiller, il n’était plus dans sa chambre. Ils ont crus qu’il était déjà parti pour l’université. Quand je leur ai raconté qu’il n’y était pas allé, ils ont été très inquiétés.
Tomoyo : C’est étrange, en effet.
Sakura : J’espère qu’il ne lui est rien arrivé de grave.
Fujitaka : Je ne penses pas. Mais nous verrons ça tout à l’heure. Il faut y aller. Toya, peux-tu préparer la table ?
Toya : J’y vais. Ensuite je partirais à la recherche de Yukito.
Fujitaka : Vas prévenir la gendarmerie. Je ne veux prendre aucun risque. Et… Euh, Sakura, tu peux poser ton sac maintenant. Cela risque de t’encombrer.
Sakura, gênée : Non, ça va, il n’est pas lourd…
Toya : C’est surtout parce qu’elle a gardé son imbécile de peluche dedans.
Kéro, dans le sac : Grrrr…
Toya : Mais après tout, si tu veux te faire passer pour un bébé qui ne peux pas se passer de sa petite peluche adorée… Après tout, c’est assez proche de la vérité.
Sakura : Tu es méchant !
Fujitaka : Allez, viens Sakura. Il faut y aller, nous allons rater l’arrivée de l’avion.
Sakura, Tomoyo et Fujitaka sortirent de la maison et prirent la voiture. Toya mit la table, perdu dans ses pensées. Non, décidément, ce n’était pas normal. Soudain, il sursauta et se retourna vivement. Il avait entendu quelqu’un murmurer son nom…
Toya…
Une silhouette fine et transparente apparue.
Toya : Maman ? Maman… c’est toi ?
Nadeshiko : Oui, Toya. Veilles bien sur Sakura. Elle court un danger imminent.
Toya : Elle est à l’aéroport. Elle doit accueillir le morveux et sa cousine. Mais où est Yukito ? Je ne comprends pas… Comment puis-je… Pourquoi ais-je retrouvé mes pouvoirs ?
Nadeshiko : Les choses vont changer, Toya. Veilles bien sur ta sœur et ses amis. Ils doivent rester ensembles quoi qu’il en coûte. C’est très important. Ne laisse pas Sakura seule quelque soit l’endroit.
Toya : Maman, où est Yukito ?
Nadeshiko : Pose la question à Yue cette nuit. C’est la pleine lune. Il te répondra. Mais fais ce que je t’ai dit, Toya. Je t’en supplie. Veilles sur elle. Veilles sur Sakura.
La silhouette disparu telle qu’elle était venue. Toya resta longtemps les yeux dans le vague, dans ses réflexions.
Arrivés à l’aéroport, Meiling et Shaoran descendirent précipitamment de l’avion où ils avaient fait voyage. Ils allèrent s’asseoir et attendirent leur amis.
Meiling : Shaoran, voilà Sakura et Tomoyo !
Sakura : Shaoran ! Meiling !
Tomoyo : Quel plaisir de vous revoir, tous les deux.
Shaoran : Bonjour Sakura-chan. Bonjour Tomoyo-chan.
Sakura : Tu vas bien mon Shao-kun ?
Shaoran : Très bien, mais j’espère que tu ne vas pas profiter que je sois là pour recommencer tes acrobaties. Je ne tiens pas à te réceptionner comme l’année dernière. J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter de battre.
Tomoyo : Tu veux parler de son fameux saut au dessus du précipice, Shaoran ?
Les quatre amis parlèrent un long moment dans la voiture.
Tomoyo : Je n’arrives pas à croire qu’on ai passé une année entière sans nous voir !
Meiling : J’ai trouvé ça très long. Nous avons passé l’année dans une école d’art martiaux pour devenir combattants. Nous nous sommes beaucoup améliorés. Mais le temps nous a paru très long sans vous. Surtout pour Shaoran. Tu lui a beaucoup manqué, Sakura.
Shaoran, embarrassé : Meiling… Tu étais obligée de lui raconter ça ?
Meiling : C’est la vérité, non ?
Sakura : Nous sommes arrivés !
Le moteur fut coupé et les quatre jeunes fondirent sur la porte d’entrée, affamés. Ils se mirent à table et mangèrent goulûment leur déjeuner. Au dessert, ils montèrent tous dans la chambre de Sakura et celle-ci donna un morceau de gâteau à Kéro.
Tomoyo : Et si je vous montrais vos costumes, maintenant ?
Shaoran et Meiling : Je te demandes pardon ?!
Tomoyo : Vous ne pensiez tout de même pas que j’aurais mis tout ce temps pour faire un seul costume ! Je penses que vous allez adorer les vôtres.
Meiling : Mais nous ne pouvons pas jouer dans la pièce ! Nous n’avons pas répété !
Tomoyo : Il n’y a pas de mais. C’est très facile. Shaoran, tu as bien joué le prince à l’improviste l’année dernière alors que tu n’avais pas répété non plus ! Et puis nous avons encore… Quatre heures. Le spectacle commence à seize heures cet après-midi. Allez vite essayer vos costumes et je vous donnerais vos scripts.
Meiling : Parce qu’on a des scripts, en plus !
Tomoyo : Tout à fait.
Sakura : Mais je ne savais pas que tu avais pris les costumes ici, Tomoyo…
Tomoyo : Je ne voulais pas perdre une minute. Cela aurait été trop bête de devoir appeler la limousine pour les récupérer.
Shaoran, désespéré : Oui, quelle perte de temps…
Tour à tour, ils essayèrent les tenues. Tomoyo s’émerveillait, aux anges.
Tomoyo : Vous êtes parfaits tous les trois ! Maintenant, allons revoir la pièce à l’école. Il est presque treize heures. Nous y retrouverons sûrement Rita, Naoko et Chiharu.
Meiling : Pourquoi, tu leur a dit de revenir ?
Tomoyo : Oui, j’avais prévu que vous accepteriez de jouer dans la pièce alors j’ai tout organisé.
Shaoran : Mais je ne veux pas jouer dans…
Meiling posa sa main sur la bouche de son cousin.
Meiling : Qu’est-ce qu’on attend pour partir ?
Tomoyo : …Et nous sommes déjà très en retard. Kéro, tu veux venir avec nous ?
Sakura : Il n’en est pas question !
Shaoran : Il va se moquer de nous !
Kéro : Ecoutes-moi, le minot, j’ai déjà mille autres raisons de me moquer de toi !
Sakura : KERO ! Ne l’appelles pas comme ça !
Kéro : Je voulais pas y aller, de toute façon. Je préfères rester ici et jouer aux jeux vidéos.
Sur ce, les quatre camarade se rendirent à l’école où Rita, Naoko, Chiharu et Takashi les attendaient. Pendant ce temps-là, Toya, resté silencieux, les suivait et les observait.
Toya : Prends garde, Sakura.